Le jardin des coquelicots

Notre jardin est un lieu remarquable pour une première approche de la nature afin de cultiver fruits et légumes dans le respect de cette terre nourricière. La plupart des jeunes n’ont jamais mis les mains dans la terre, certains toutefois se souviennent de quelques gestes appris dans leurs pays d’origine ou durant leur enfance.

Il fait partie d’un ensemble de jardins privés en culture respectueuse de l’environnement : des potagers BIO !

Ensemble, ils ont ouvert des terres, semé, planté, et entretenu les parcelles :

Photothèque

Chaque semaine, les participants retrouvent, plantoirs, râteaux, graines et grelinettes… afin de répondre à un objectif de production, à l’exemple des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui propose à leurs adhérents des paniers hebdomadaires. Une dizaine de légumes et de fruits par paniers, vendus dans un premier temps au personnel de l’AECD pourront intéresser plus tard le voisinage.

Un projet en lien avec les chantiers de Solidarité menés au Sénégal dans le cadre du Projet Collectif des jeunes en parcours ETAPS et Plateforme Insertion PJJ.

Le fruit du travail de cette équipe de jardiniers en herbe contribue à l’avancée des projets de solidarité conduits au Sénégal. En effet la vente des paniers de légumes et de petits fruits nous permet d’une part de continuer à fournir le potager en graines, plants et achat de matériel, et d’autre part de cofinancer la création de jardins bio dans les villages de brousse au Sénégal.

Au jardin des coquelicots, nous parlons plutôt de culture raisonnée. A l’image de la pédagogie cognitive, les stagiaires observent, réfléchissent et essaient de trouver des solutions à partir de leurs observations.

Nous copions beaucoup la nature, tout simplement. La manière, la plus « bio » est de mettre en place les éléments permettant de reproduire l’équilibre naturel. La part de notre travail est, bien entendu d’apprendre à nos stagiaires à semer, planter, récolter (techniques simples) mais aussi de leur expliquer les fonctionnements de la nature, les causes et les conséquences de chacun de nos gestes. Petit à petit ils comprennent le rôle des insectes et des micro-organismes dans et sur la terre, des êtres vivants et leur rôle dans la chaîne alimentaire.

Rien n’est bon ni mauvais, tout est histoire d’équilibre.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » Lavoisier

Plusieurs techniques nous permettent de recréer un milieu équilibré, même s’il s’agit d’un potager. Un des premiers points est de s’assurer d’avoir une terre riche. A l’image de la nature, nous couvrons toujours le sol : le paillage (paille, herbes sèches, feuilles…). Autrement appelé mulch, le paillage permet de garder l’humidité de la terre, de laisser à couvert les insectes permettant le travail et l’enrichissement de la terre et, enfin, d’empêcher la pousse excessive des herbes envahissantes. Nous avons, par ailleurs, juste remué la terre et non retourné, toujours dans l’objectif de préserver la faune des sols. Nous avons également expérimenté le mélange des cultures et des fleurs, semé des engrais verts, etc…

D’ici deux ans, le jardin sera un véritable asile pour insectes, rongeurs et petite faune avec une belle diversité de plantes permettant de cultiver sans engrais, ni maladie, ni envahissement destructeur !

Comme tout bon jardinier, les stagiaires ont récolté les graines des légumes et des fleurs, certains se sont même spécialisés dans cette activité ! Pour l’heure nous avons déjà fait quelques économies de graines grâce à leur patience ! Les consommateurs nous ont aidés dans cette mission en gardant les graines de courge ou de concombre.

Création d’un espace d’aromatiques :

A l’entrée du potager, les stagiaires ont créé un coin herbes aromatiques (persil, basilic, coriandre…) et des fleurs utiles au jardin (souci, œillet d’Inde). Ils ont, pour l’occasion, récupéré des palettes entreposées à côté du jardin et des cannes de Provence qui poussent en abondance dans nos régions.