Dès le début du projet de réhabilitation de Font Vert, la Logirem a pris en compte les aspects sociaux et économiques devant accompagner la rénovation du bâti. En avril 1992, le conseil municipal signait, avec l'accord de financement des travaux de réhabilitation, une charte d'accompagnement social et un plan d'action économique. Tous les partenaires, Ville, Etat, conseil général, FAS, ANPE, ont accepté de s'investir dans ce projet global.
Mise en oeuvre
Une fois réalisée l'unanimité autour du plan d'action économique, une cellule opérationnelle a immédiatement été mise en place. Elle regroupe autour de Marie Bremond, coordinatrice, un membre de la mission locale, de la Maîtrise d'oeuvre sociale (MOS), de l'Agence locale pour l'emploi et le chef de projet DSU. Elle allie à la fois l'efficacité et la compétence par le nombre restraint de personnes appartenant aux différents organismes concernés.
L'été était mis à profit pour analyser de la façon la plus fine possible la situation des demandeurs d'emploi longue durée (DELD) sur la cité adultes et jeunes. C'est ainsi qu'une convocation personnelle était adressée par l'ANPE à 83 DELD et par la mission locale à 27 jeunes en situation de chômage longue durée. 52 adultes et 12 jeunes répondaient aux convocations. Partant de ce constat, la cellule opérationnelle a, dès septembre, réfléchi à la meilleure façon de toucher l'ensemble des habitants pour les aider dans leur recherche d'emploi ou de formation.
Décembre 1992, l'ouverture d'un centre ressources sur la cité de Font-Vert va venir concrétiser cette réflexion. Géré par l'AECD (Association pour l'Education Cognitive et le Développement).
Ce centre de ressources s'adresse à tous les habitants de Font-Vert.
Vous êtes chômeur ou DELD ; vous avez moins de 25 ans et vous connaissez la mission locale, ou vous ne la connaissez pas ; vous êtes femme au foyer et vous désirez trouver un emploi ou une formation. Le centre de ressource peut vous aider. Attention, il ne s'agit pas d'une structure administrative supplémentaire qui s'implanterait sur la cité. Il s'agit bien d'un lieu à l'écoute, où les personnes peuvent venir de leur plein gré, sachant qu'elles seront accueillies et mises en confiance. Chacun peut venir quand il veut, il sera reçu. Lors de ce premier contact, un rendez-vous lui sera proposé pour une rencontre individuelle avec une personne compétente. Des solutions personnalisées seront alors proposées à chacun en fonction de son attente et de ses besoins.
Comme un escargot
Au début, on tente de faire contre mauvaise fortune . On achète le journal, on lit les petites annonces, on écrit, on téléphone, on se rend à l'ANPe ou à la mission locale. Mais progressivement, à force de réponses négatives, ou pire, de l'indifférence de tous ceux vers qui il s'est tourné, le demendeur d'emploi se recroqueville sur lui-même. Le phénomène est progressif bien sûr. Son entourage et lui-même ne s'en rendent peut-être même pas compte. Mias il lui devient de plus en plus difficile d'effectuer une démarche. Dans sa tête, il sait avant même d'avoir commencer que ce sera paine perdue. Et les menaces de l'ANPE fait peser sur sa tête, comme la radiation, ne réussissent plus à le faire réellement bouger. Elles s'inscrivent dans cette fatalité que toutes ses démarches négatives ont fini par lui ancrer définitivement dans la tête : il n'y a plus rien à faire. Comme l'escargot en hiver. Il se recroqueville de plus en plus loin au fond de sa coquille en spirale et plus rien ne peut l'atteindre.
Observez l'escargot au printemps, lorsque la pluie et la chaleur viennent lui donner le signal d'un nouveau départ. Il prend son temps. Il s'avance prudemment au bord de sa coquille avant de risquer son corps au dehors. Il se sait vulnérable. Il agit lentement. Si véritablement l'environnement se révèle sans danger, il sort enfin et part à la découverte de l'espace qui l'entoure. C'est cette dynamique que le centre de ressources s'apprête à créer. Les responsables de l'association (AECD) savent qu'il faut du temps à un demandeur d'emploi de longue durée pour sortir de sa coquille. Et s'il se risque dehors, il faudra encore plus de temps de le mettre en confiance et de l'aider à retrouver cette dynamique interne indispensable à toute réinsertion. L'équipe mise en place sur Font-Vert devrait s'adapter aux situations individuelles des habitants et de les faire évoluer au mieux.
• 1994 : 7 Drapeaux 1 Affiche à Marseille
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sept drapeaux, une affiche à Marseille
Les stagiaires de l'association pour l'Education Cognitive et le Développement (AECD), financée par la Direction départementale du travail et de l'emploi à la Formation professionnelle, présentent dans la ville, le fruit d'un travail sur Marseille.
Pendant tout le mois de décembre des stagiaires de l'Association pour l'Education Cognitive et le Développement (AECD), présentent dans la cité, un travail intitulé « 7 drapeaux, 1 affiche à Marseille ».
Créée en 1992 par Guylaine Soavi, psychologue, cette association forme, éduque des jeunes et des adultes en situation précaire et issus de milieux difficiles. Elle est née d'une double volonté, celle de répondre à une demande de plus en plus forte par la mise en pratique de théories d'enseignement cognitif sur le terrain des réalités.
Pour Guylaine Soavi, le bilan de ces deux années « est vraiment positif car nous avons avons réellement mis en oeuvre un projet » explique-t-elle »à l'issue du stage, les stagiaires peuvent se présenter à des formations pré-qualifiantes. Les problèmes de socialisation sont moindres et pour le adultes, l'apprentissage de la langue se fait dans de bonnes conditions. Pourtant, la population en stage est particulièrement sensible, il s'agit de jeunes issus de quartiers défavorisés sans repère et ayant accumulé une série de handicaps majeurs ».
Les 85 jeunes stagiaires (entre 16 et 25 ans) et 60 adultes sont en majeures partie analphabètes et (ou) présentent des connaissances générales de très bas niveau. Par le biais de ces stages de remises à niveau, les jeunes ont découvert une pédagogie différente du milieu scolaire. Les ateliers de formation tels que le VTT, les Arts Plastiques, Biologie jardin, en dehors des matières courantes, Français et Mathématiques, leurs ont donné les moyens d'exprimer « un savoir faire », de développer des compétences que la marginalisation avait peu à peu étouffés.
Nous avons rencontré Fred, artiste indépendant et formateur à l'association, responsable de l'atelier « Arts Plastiques ». « Mon objectif principal est de leur redonner confiance en eux, leur prouver qu'ils ont des capacités comme tout le monde ».
Dans ces ateliers, l'enseignement est basé sur du concret : un cours collectif pratique plus que théorique où le « prof » s'investit au cas par cas. Pour ces jeunes sortis trop tôt du monde scolaire, la communication est un mot, maître à bord. Il y a les dirigeants et ceux qui sont dirigés ; l'autorité ainsi présentée n'est pas une entrave à l'apprentissage, dans la mesure où la verbalisation est une priorité.
« J'ai choisi l'Art contemporain, poursuit Fred, en commençant par leur apprendre les techniques de base du dessin, les signes, les couleurs. Puis nous avons travaillé avec l'équipe à la fabrication de drapeaux et affiches, notamment sur le mélange des cultures et les communautés à Marseille. Certains savaient un peu dessiner d'autres pas du tout. L'esprit général d'AECD, l'application d'une pédagogie adaptée dans tous les ateliers ont permis à bon nombre d'entre eux d'acquérir des connaissances utiles pour l'avenir ».
Le travail que les jeunes stagiaires vont présenter à partir du 21 décembre dans la ville est le fruit de 9 mois de stage. Un témoignage qui accrédite cette notion élémentaire : l'échec scolaire, le cumul des handicaps socio-professionnels et familiaux ne se sont pas inéluctables dès lors que sont mis en oeuvre des moyens financiers et humains à la hauteur de l'enjeu.
Nathalie FREDON
Les jeunes s'affichent dans les quartiers Le 21 décembre les 7 drapeaux investiront leurs lieux de séjour, Hôtel du département , Gare St Charles, Plage du Prado, St Jérôme, Vieux-Port, porte d'Aix et Palais des sports. Quatre vingt panneaux lumineux mis à la disposition de l'association, accueilleront l'affiche la plus représentative du travail des stagiaires.
En attendant, Zhora, Ichem, Amada, Nacera, Solange, Hayet, Taalimi, Lilit, Dilek, Fatima...bichonnent leurs oeuvres. S'afférant à la machine à coudre, estompant les dernières couleurs sur les feuilles déjà bien garnies, jusqu'au détail des broderies.
Ils sont fiers et s'affichent à Marseille, « certains comme le dit Anchata « d'être en réelle capacité de travailler ».
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1994 : L’insertion
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Chômage : seul, face à la dure réalité du marché
L'association pour l'éducation cognitive et le développement (AECD) organise régulièrement sur Arles, des sessions d'orientation active (SOA) destinées aux demandeurs d'emploi éloignés depuis longtemps du monde du travail ou indécis quant à leur orientation professionnelle.
Organisée sur une durée de 70 heures, réparties sur 4 semaines, chaque session propose aux participants d'établir un bilan personnel et professionnel afin de mieux cibler les projets et de vérifier leur faisabilité, le but étant d'aboutir à un choix adapté aux goûts et aux capacités de chacun, mais aussi au marché du travail.
Animés par deux psychologues formateur, Barbara Alogues et Florent Motta, les stages sont supervisés par Guylaine Soavi, docteur en psychologie, chargée de cours à l'université de Provence.
Affronter la réalité
La dernière session qui vient de se terminer regroupait des demandeur d'emploi âgés de 26 à 5 ans, aux parcours et aux besoins très différents.
Et si chacun a pu établir un projet réaliste et se fabriquer un dossier bien étayé, il n'en reste pas moins qu'il se retrouve seul face à la dure réalité du marché.
Redynamisé et fort de son acquit, chaque candidat à l'emploi ou à la formation pourra cependant compter sur un suivi personnalisé pendant deux mois après la fin de chaque session.
Pour obtenir des informations concernant les prochaines sessions, vous pouvez vous renseigner auprès des services de l'ANPE d'Arles.
• 2000 : La Croisière des Villes
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Cap sur l'insertion pour six jeunes Marseillais
Ils viennent des quartiers défavorisé et vont participer à la Croisière des villes en septembre en Bretagne. Histoire de vivre une expérience valorisante sur le plan social.
L'insertion par la mer. C'est le projet d'action sociale sur lequel un organisme de formation marseillais, l'Association pour l'éducation cognitive et le développement (AECD), planche depuis plusieurs mois. L'opération touche au but. Puisque six des jeunes pris en charge par l'AECD vont s'élancer sur l'Atlantique au départ de la base des Glénans au sud de la Bretagne. Laurencienne, Mariama, Joëlle, Choukri, Abdelgani et Salima, âgés de 18 à 23 ans, vont participer la sixième édition de la Croisière des Villes. Une manifestation qui réunit une quinzaine d'équipages avec pour objectif de remporter une régate qui se déroulera les 12 et 13 septembre. Auparavant, en forme de parcours initiatique, les jeunes auront préalablement suivis trois stages de sept jours axés sur les connaissances de la conduite et les manoeuvres d'un bâteau à voile. La finale se déroulera sur deux jours à l'Archipel de Glénan sur des croiseurs de 5m70 et 7m60. Au programme, des épreuves de parcours côtier, de manoeuvres et un questionnaire « nautique » . A la clé, un trophée pour l'équipage victorieux, des stages d'accès à une formation vers le monitorat de voile, un prix de la communication et un autre concernant l'animation. La fête dans les règles pour un parcours qui ressemble à celui qui conduit à s'intégrer dans le monde du travail puisqu'il réunit des références à la discipline, à la vie en collectivité, à l'effort...
« Ces jeunes issus des quartiers défavorisés bâtissent ainsi une expérience positive. Un bon point pour l'avenir. Nous les avons sélectionnés en fonction de leur motivation » souligne-t-on à l'AECD soutenu dans cette opération par la Mission locale de Marseille, le Conseil général et le ministère de l'Emploi.
Voilà plusieurs années que cet organisme de formation basé aux Chutes-La-vie accueille du public jeune en difficulté pour réaliser avec lui un parcours d'insertion socio-professionnelle. Associant ateliers d'apprentissage ou stages en entreprise. Cette année, il a aussi privilégié la piste du projet collectif. Avec discrétion mais dévouement.
Majory CHOURAQUI
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2001 : Chantier d'insertion rénovation de bateau « Belle Aventure »
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La belle espérance mise en chantier
Depuis dix ans, l'AECD oeuvre sur le terrain de l'insertion professionnelle en favorisant l'émergence de projets personnels.
Des hommes (jeunes) et un bateau. Un chantier, quai de la Lave à l'Estaque et pas n'importe lequel. Un chantier de rénovation d'un voilier de 17 mètres, « La belle aventure », animé par de jeunes marseillais en difficultés.
Souvent , ils ont perdu le fil de l'emploi. Le fil de leur vie. L'association AECD (Association pour l'Education Cognitive et le Développement) les aide à refaire leur pelote, à se réinsérer.
AECD propose une action expérimentale : « Réenclencher une dynamique d'apprentissage, permettre ç des jeunes en situation d'exclusion et de rupture de mettre en oeuvre un projet de vie. », explique Margot Sicard, chargée de mission.
Mais la démarche va un peu plus loin. Guylaine Soavi, la directrice de l'AECD explique : « dans notre association le formateur n'est pas un enseignant mais un médiateur. Nous n'enseignons pas que des savoirs techniques ou professionnels mais plutôt un savoir être. Ce que nous souhaitons c'est amener les gens à réfléchir sur leur propre processus de changement. Qu'est ce qui pourait aller mieux ? Qu'est ce que je peux faire pour y parvenir ? Nos actions sont axées sur la (re) mobilisation des personnes, la (re) définition de projet professionnels, l'accompagnement au retour à l'emploi et l'alphabétisation ».
Il s'agit de la mis en oeuvre d'une pédagogie particulière fondée sur l'éducation cognitive et ses principes fondateurs. Les formateurs partent du concept pour aller vers le concret. Des ateliers techniques sont mis en place pour parvenir à mettre en valeur des savoirs souvent méconnus, enfouis et déborder ensuite sur des projets professionnels et personnels. Une totale remise en cause de soi pour un nouveau départ dans la vie.
Certes, l'association intervient en priorité, en direction de personnes exclus de l'emploi mais aussi sur des personnes qui souhaitent changer de postes dans leur entreprises, avoir un plan de carrière. Pour les aider, AECD a créé une unité de bilan de compétences pour ces salariés.
Depuis dix ans que l'association oeuvre sur ce terrain de la réinsertion, elle affiche un bilan « globalement positif » selon Guylaine Soavi. « Nous avons entre55 et 60% de réussite. L'an dernier plus de 1300 stagiaires sont passés par chez nous ». L'association et ses projets sont principalement financés par la Direction (régionale et départementale) du Travail, et de la Formation, le Conseil Régional, le Conseil Général, le Fonds d'Action Sociale, le Fonds Social Européen et la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
Maurice BRANDI
Michel Delalande, un professionnel de la réparation navale au service de la réinsertion
Salarié de l'association depuis 2 ans et demi, Michel Delalande n'en est pas à son premier essai au sein de l'AECD.
Il y a 4 ans, il avait déjà animé une série d'interventions sur les métiers de la voile. Puis, en 1999 un nouveau programme a été mis en place. « Il s'agissait pour nous de porposer des ateliers de montage et de réparation. Le programme s'adressait aussi bien à ceux qui rencontraient des difficultés professionnelles qu'à ceux qui avaient des problèmes familiaux. Ces ateliers d'un genre un peu particulier ont permis à certains participants de ce découvrir des aptitudes pour les travaux manuels ».
Après 2 ans, Guylaine Soavi et Michel Delalande ont envisagé de monter un projet plus important : faire un chantier de réinsertion. « Pour le mettre en route, ça nous a pris plus d'un an. Rien que pour l'obtention de l'agrément on a attendu 6 à 8 mois... Il faut savoir que la plupart des chantiers de ce type à Marseille on échoué donc, obtenir des aides n'a pas été simple. »
Déjà des projets d'avenir
Sur le terrain, le fonctionnement est bien rodé. Chacun apporte ses compétences et les transmet aux autres. Par exemple René, soudeur de profession, apprend à ces camarades et lui-même complète ses connaissances en chaudronnerie. Un plus dans sa profession. Avec du recul, on s'aperçoit que c'es la diversité de l'équipe qui fait sa force. « On accueille aussi bien des jeunes que des adultes. Pour eux c'est plus difficile parce qu'ils doivent se remettre en question. Et quelquefois, à 50 ans c'est pas évident ... ».
Nul doute que Michel réussira son pari, ambitieux certes mais pas impossible. Et, si au début de l'aventure, il s'était fixé 18 mois, il pense désormais finir plus vite. Peut être même dans un an. « Notre objectif est simple : pouvoir mettre le bateau à l'eau et amener les participants à ce projet en mer ». Et, en « vieux loup de mer » qu'il est, il a déjà tout prévu. « Un premier voyage en Corse puis après qui sait, peut-être les Antilles ... ».
Par ailleurs, et cela constitue l'une de ses grandes fiertés, deux jeunes du projet ont trouvé un emploi dans un chantier voisin qui vient d'être créé. Une preuve de plus, si besoin en était que pour réussir sa réinsertion, la volonté est primordiale. Elle permet de faire avancer les choses dans le bon sens !
K.C
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2005 : Mission Sénégal - Jeune et Entraide
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Le retour de mission de Ghada
Ghada a fait partie des sept jeunes qui sont partis début octobre au Sénégal dans le cadre de l'opération « Mission Sénégal » mise sur pied par l'Association pour l'éducation cognitive et le développement avec le concours de la Mission locale et la Prévention judiciaire de la jeunesse.
Sur place, ces jeunes volontaires devaient distribuer aux enfants des classes de plusieurs villages des fournitures scolaires et du matériel sanitaire récupérés lors de collectes qu'ils avaient effectuées au préalable dans le secteur de Marignane.
Ils devaient également participer à la construction d'une salle informatique pour des enfants des écoles primaires du village N'Gor.
« J'ai beaucoup apprécié mes deux semaines passées au Sénégal, explique Ghada. J'ai vraiment l'impression e m'être rendue utile, d'avoir apporté quelque chose à ces gens, un peu de bonheur sans doute ».
Béton et ferraille
De ce séjour, la jeune fille ne veut retenir que les aspects positifs, comme par exemple cet investissement pour construire une salle informatique à N'Gor « Pour la première fois, j'ai fait du béton, posé des parpaings et des ferrailles. Nous avons même contribué au creusement des fondations, c'était un travail très pénible mais nous étions particulièrement motivés, et aidés par des maçons sénégalais » , raconte-t-elle.
Puis elle n'oublieras pas de sitôt les traversées de villages où, à chaque fois, elle distribuait, avec ses compagnons, des fournitures scolaires : M'Bour, K'jilor, Meur Babakar, N'Gor ... « A chaque fois c'était la cohue, les enfants se bousculaient pour nous approcher, pour recevoir quelque chose, un objet, un bonbon ... Ils étaient heureux de nous voir, ils nous guettaient devant la maison où nous logions »
Ce séjour en Afrique a aussi été l'occasion pour cet sept jeunes de visiter le pays : « Nous avons découvert Dakar, le Lac rose, l'île de Goré et sa maison des esclaves... nous avons eu droit à une soirée sénégalaise avec repas typique... Vraiment c'était bien.
Y retourner, Ghada y pense . « Mais, dit-elle, il faut aussi que je pense a moi, ce déplacement faisait partie de mon suivi avec la Mission locale pour la recherche d'un emploi. Aujourd'hui je suis toujours sans travail, et même si j'en garde un bon souvenir, le Sénégal ne m'a pas aidée dans cette démarche ».